Introduction

En 1912, L’Art Association of Montreal (actuel Musée des beaux-arts de Montréal) tente une exposition d’artistes canadiens fraichement arrivés d’Europe qui fait scandale dans la presse. Leurs oeuvres attirent une foule record.  Il faudra cependant encore quelques années avant que les artistes modernes puissent prendre leur place.  Deux groupes d’artistes se distinguent: le Groupe des Sept, qui peint des paysages nordiques sauvages et le Groupe Beaver Hall qui peint davantage de portraits mais aussi des paysages urbains et ruraux québécois. Leur peinture audacieuse et stylisée annonce un renouveau pictural. Leurs oeuvres sont modernes, c’est à dire qu’elles ne cherchent plus à reproduire la réalité telle quelle mais plutôt à proposer une vision personnelle et inventive de celle-ci.

Pour le Groupe des Sept le choix des sujets est important, ils en font un objet d’affirmation nationale en voyant dans les paysages ce qui distingue la culture canadienne. Pour l’artiste John Lyman et de nombreux artistes montréalais, ce n'est pas le sujet canadien qui fait la « canadianité » de l'oeuvre car l'art repose d'abord et avant tout sur une sensibilité, une vision de la réalité. Pour eux, les aspects plastiques de l’oeuvre (couleur, geste, formes, textures) sont alors plus importants que le sujet.   

Peu à peu des groupes d’artistes, dont la société d’art contemporain, affirment leur désir de liberté et commencent à s’imposer à Montréal.