Introduction

En 1880, l’Art Association of Montreal (actuel Musée des beaux-arts de Montréal) présente son premier salon annuel d’art canadien, soit le Salon du Printemps. L’exposition accueille les œuvres de professionnels et d’amateurs, hommes et femmes, y compris des élèves des écoles d'art. C’est à cette période que les artistes acquièrent une certaine reconnaissance et obtiennent un statut professionnel dans la société canadienne.

À cette époque, tout artiste canadien désirant faire carrière doit poursuivre sa formation en Europe, principalement à Paris, mais aussi à Londres ou à Bruxelles. Ces séjours leur permettent de fréquenter des ateliers libres, les académies privées, les meilleures écoles, d'étudier sur place les chefs-d’œuvre du passé, d'exposer et d'attirer l'attention de la critique. Autant d'atouts grâce auxquels ils peuvent ensuite gagner la confiance des amateurs canadiens. À leur retour au pays, leur production se ressent de cette influence. Bien que plusieurs d'entre eux fassent valoir leur formation académique, d'autres introduisent sur la scène locale les idées nouvelles des artistes modernes européens.

La Première Guerre mondiale met fin à ce mouvement. Dans les années 1920, des écoles des beaux-arts voient le jour au Canada, ce qui permet aux artistes de recevoir leur formation au pays.